Après 40 ans, on commence souvent à parler davantage de prévention, d’alimentation, de fatigue ou de vieillissement. Pourtant, avant de chercher des solutions particulières, il existe une question plus simple : l’organisme reçoit-il toujours les nutriments dont il a besoin pour fonctionner normalement ?
Les vitamines et les minéraux restent essentiels pour couvrir les besoins nutritionnels de l’homme après 40 ans, car ils participent à de nombreuses fonctions importantes de l’organisme. Ils interviennent notamment dans le métabolisme, le fonctionnement musculaire et nerveux, la formation des cellules, les défenses de l’organisme ou encore le maintien des os.
Vieillir en forme dépend de l’attention portée aux nutriments
Avec les années, j’ai compris que bien vieillir ne dépend pas seulement de l’âge, mais aussi de l’attention que l’on porte aux besoins de son corps.
Vieillir en forme ne consiste donc pas à accumuler les compléments alimentaires, mais d’abord à veiller à ce que les besoins nutritionnels de l’organisme soient correctement couverts.
Pourquoi les vitamines et les minéraux restent essentiels ?
Les minéraux et les vitamines sont présents en petites quantités dans l’alimentation, mais leur rôle n’est pas pour autant secondaire.
Certaines vitamines participent au fonctionnement du système immunitaire, au métabolisme énergétique ou encore à la protection des cellules. Les minéraux jouent eux aussi des rôles multiples : le magnésium intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques, le calcium participe notamment à la structure des os et aux fonctions neuromusculaires, le fer au transport de l’oxygène et le zinc à de nombreuses fonctions cellulaires.
Selon les Manuels MSD, les vitamines et les minéraux sont des nutriments essentiels : l’organisme ne peut pas les fabriquer à partir d’autres substances présentes dans l’alimentation et doit donc les recevoir de l’extérieur. Ils participent à de nombreuses fonctions de l’organisme et leur apport doit être assuré avant tout par une alimentation adaptée et variée.
Leur importance ne disparaît évidemment pas à partir de 40 ans. Au contraire, lorsque l’objectif est de préserver le plus longtemps possible les fonctions normales de l’organisme, il est logique de s’intéresser à leur apport.
Les besoins nutritionnels ne disparaissent pas avec l’âge
Le fait d’avoir dépassé 40 ans ne signifie pas automatiquement que l’on souffre d’un manque de vitamines ou de minéraux.
Les besoins nutritionnels sont définis à partir de références qui tiennent compte des différentes populations. Dans son travail d’actualisation, l’ANSES a établi des références nutritionnelles pour couvrir les besoins en minéraux et vitamines, notamment chez les hommes adultes et chez les personnes âgées.
Cela permet de faire une distinction importante : avoir des besoins nutritionnels ne signifie pas forcément avoir besoin de compléments alimentaires.
L’objectif premier reste de fournir à l’organisme les nutriments nécessaires par une alimentation adaptée et suffisamment variée, afin de vieillir en forme.
L’alimentation reste la première source de vitamines et de minéraux
Une alimentation diversifiée permet d’apporter une grande partie des nutriments nécessaires au bon fonctionnement du corps.
Avec l’expérience, j’ai appris à considérer l’alimentation non comme un simple moyen de se nourrir, mais comme la base sur laquelle repose une bonne partie de notre équilibre quotidien.
Les aliments ne fournissent d’ailleurs pas uniquement un seul nutriment isolé. Les légumes, les fruits, les céréales, les légumineuses, les produits laitiers, les œufs, les poissons, les viandes, les fruits à coque et les autres aliments contribuent, chacun à leur manière, à l’équilibre nutritionnel de l’ensemble.
C’est pourquoi un complément alimentaire ne devrait pas être considéré comme un remplacement de l’alimentation.
Après 40 ans, comme avant, la première question devrait donc rester simple : comment mieux couvrir les besoins nutritionnels par l’alimentation ?
Que se passe-t-il lorsque les apports sont insuffisants ?
Un apport insuffisant en vitamines ou en minéraux peut, selon le nutriment concerné et l’importance du déficit, perturber certaines fonctions de l’organisme.
Les conséquences varient considérablement. L’Assurance Maladie rappelle notamment les conséquences possibles de certaines carences :
- Vitamine B12 : anémie, fatigue, essoufflement, ainsi que certains troubles neurologiques, de la mémoire ou de l’humeur.
- Vitamine C : une carence peut notamment fragiliser les vaisseaux et les gencives.
- Vitamine D : une déficience peut entraîner une diminution de la densité minérale osseuse.
- Magnésium : il intervient dans de nombreuses fonctions de l’organisme, notamment la production d’énergie, et un déficit peut avoir des conséquences digestives, cardiaques ou neurologiques.
- Fer : une déficience peut notamment provoquer une anémie.
- Zinc : un manque peut affecter certaines fonctions du système immunitaire.
Mais un apport insuffisant ne signifie pas toujours que la solution consiste immédiatement à prendre un complément.
Une alimentation déséquilibrée n’est qu’une des situations possibles. Certaines particularités alimentaires, certaines périodes de vie, des troubles de l’absorption ou encore certaines situations médicales peuvent également modifier les apports nécessaires ou la manière dont ils sont utilisés par l'organisme.
C’est précisément pour cette raison qu’il est utile de distinguer prévention nutritionnelle et automédication.
Quand les compléments alimentaires peuvent-ils être utiles ?
Un apport complémentaire peut présenter un intérêt, à condition de savoir pourquoi il est utilisé et à quelle dose.
Le ministère de la Santé indique que, pour certaines populations ou dans certaines situations, un apport supplémentaire en vitamines, minéraux ou autres nutriments peut être pertinent. Il précise toutefois que l’indication relève davantage du conseil médical que d’une démarche individuelle non éclairée. Il recommande également de demander conseil à un médecin ou à un pharmacien lorsqu’un traitement médicamenteux est suivi, en raison des interactions possibles. La même source rappelle notamment que les compléments alimentaires ne doivent pas se substituer à un régime alimentaire varié.
Lorsqu’un complément est utilisé, il est également important de lire attentivement les indications d’utilisation et de respecter les doses recommandées.
Un complément alimentaire n’est pas un médicament
La distinction est simple. Un complément alimentaire apporte un ou plusieurs nutriments, mais ce n’est pas un médicament, car il n’a pas vocation à traiter ou à guérir une maladie. Et prendre plusieurs produits à la fois peut conduire à des apports excessifs, notamment lorsque certains vitamines ou minéraux sont présents dans plusieurs compléments.
La question n’est donc pas de savoir comment prendre davantage de vitamines et de minéraux, mais comment répondre correctement aux besoins de l’organisme.
Après 40 ans, mieux vaut couvrir ses besoins que multiplier les compléments
Bien vieillir ne repose pas sur un nutriment miracle, ni sur une accumulation de comprimés.
Les vitamines et les minéraux sont indispensables au fonctionnement normal de l’organisme, mais leurs besoins doivent être considérés dans le cadre plus large de l’alimentation et du mode de vie.
Après 40 ans, la prévention peut commencer par des choses simples : une alimentation variée, des apports nutritionnels adaptés et une attention particulière aux situations susceptibles de favoriser un déficit.
Les nutriments essentiels : mieux savoir pourquoi et à quelle dose
Un complément alimentaire peut aider, mais il ne guérit pas une maladie et ne remplace pas un traitement médical.
Et lorsque la situation le justifie, un complément peut avoir sa place. Mais il vaut mieux savoir pourquoi, lequel et à quelle dose, plutôt que de considérer les vitamines et les minéraux comme une assurance générale contre les effets de l’âge.
Bien vieillir commence aussi par une chose très simple : donner à son organisme ce dont il a réellement besoin.
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